Series

Planté là

Je ne suis pas trop "plante", mais force est de constater que mes années de photographie contiennent beaucoup de végétaux. Je crois qu'au fond, j’apprécie chez eux la variabilité de leurs statuts : du cadeau à la récup', fruit des saisons ou objets de décoration, peu importe là où ils sont (im)plantés, nous pouvons toujours les considérer.

Narrons nous

Ils racontent nos existences, ils révèlent ce que nous sommes et portent en eux nos souvenirs. On en hérite, en achète, en jette ou collectionne, leur présence nous rassure car ils nous connaissent vraiment bien. « Narrons-nous » est un projet lancé en 2016 qui propose de se définir par le biais de nos objets du quotidien. Si l’on choisit naturellement des éléments qui se réfèrent à nos professions, nos habitudes, nos passions, à des personnes importantes et aux moments de joie mais aussi de malheur ayant jalonné nos vies, ces portraits pointent la singularité de l’histoire de ces objets et par extension de nos expériences. Ces portraits sont une invitation à l’introspection, à la découverte de l’autre et souhaitent questionner sur la manière dont nous nous construisons au fur et à mesure des années.

Aligre

Non loin de Bastille, le marché Beauvau ou marché d'Aligre est situé dans le 12ème arrondissement de Paris. Tandis que les brocanteurs s'affairent dans le demi-cercle de la place d'Aligre, les cafés accueillent les bobos en tout genre et le commerce va bon train dans les étales de fruits et légumes où semble cohabiter joyeusement toutes les communautés..

5.0

Des grèves du Mont, en passant par les plages de Carolles, Jullouville, la pointe d'Agon ou le port de Barfleur, les manchots diront probablement par chauvinisme que le littoral normand est le plus beau de la région. Les touristes objectifs avoueront qu'il s'agit là du plus beau de France.

Beverley Project

Vous êtes-vous déjà rendu dans un cinéma pornographique ? Si vous n’opinez pas du chef, il y a de fortes chances que cela ne puisse jamais se produire. De son doux nom, le fameux Beverley qui devait déjà fermer ses portes l’année dernière vient de terminer son baroud d’honneur. Pendant des décennies, Maurice en aura pourtant délivré des tickets d’entrée à tarif unique sauf que, révolution numérique oblige, ils sont devenus de moins en moins nombreux les visiteurs, voire quasiment inexistants. L’Internet a fait disparaître le visiteur... le visiteur d’ailleurs, on en parle ? On s’essaie à s’imaginer la trombine du client-type : un homme probablement vieux, le fameux imper’ beige et la mine triste, on tâche de deviner les motifs de sa venue ici : un vieux garçon, une vie sexuelle bien fade, un pervers même. Au final, il semblerait qu’il nous arrive d’être rapidement condescendant à l’égard de ce visiteur. Mais il n’est plus vraiment là le visiteur. Il n’empêche, ce lieu intrigue et bon nombre d’objectifs et de regards curieux ont dû se poser ici et là sur les banquettes rouges ou les affiches aux titres sans équivoque. Parce qu’au fond, c’est marrant. Et oui Maurice s’est toujours marré au final ! Cette série est une visite guidée du Beverley où le propriétaire joue tous les rôles, sans regret.